UMET spotlight archives
Long de 3,4 km, l'European XFEL est le plus grand laser à rayons X au monde. Il peut générer jusqu'à 27 000 flashs de rayons X de moins de 100 femtosecondes par seconde, avec une brillance maximale un milliard de fois supérieure à celle des meilleures sources de rayons X conventionnelles. Au sein du projet ERC HotCores, la doctorante Hélène Ginestet utilise l'European XFEL pour étudier les propriétés physiques du fer et des alliages ferreux dans les conditions qui règnent au centre de la Terre et des planètes.
Le congrès des utilisateurs de l'EuXFEL 2026 s'est tenu du 26 au 30 janvier 2026 à Hambourg en Allemagne. Le comité exécutif de l'organisation des utilisateurs de l'European XFEL (UOEC) décerne des prix aux affiches présentées pour des recherches menées avec le rayonnement de l'European XFEL. Cette année, la lauréate est… Hélène Ginestet, qui a reçu le prix pour son affiche intitulée « Iron at extreme conditions at the EuXFEL: static and dynamic experiments ».
Félicitations !
Pour plus de détails :
- le communiqué du European XFEL ;
- Une publication récente sur le sujet : H. Ginestet, R. J. Husband, N. Jaisle, E. Edmund, Z. Konôpková, C. Strohm, M. S. Anae, D. Antonangeli, K. Appel, O. B. Ball, M. Baron, S. Boccato, K. Buakor, J. Chantel, H. Cynn, A. P. Dwivedi, H. Graafsma, E. Koemets, T. Laurus, H. Marquardt, B. Massani, J. D. McHardy, M. I. McMahon, V. Prakapenka, J. Sztuk-Dambietz, M. Tang, T. Xie, Z. Younes, U. Zastrau, A. F. Goncharov, C. Prescher, A. Dewaele, R. S. McWilliams, G. Morard & S. Merkel, Metrology for femtosecond pulsed x-ray heating in diamond anvil cell experiments at the European XFEL: Revisiting the iron phase diagram up to 150 GPa, Journal of Applied Physics, 139, 045901 (2026) [doi: 10.1063/5.0303953]
Le lundi 19 janvier, une vingtaine d’élèves de 3èmes du collège Gustave Nadaud de Wattrelos ont été accueillis à l’UMET, en collaboration avec l’Association Femmes & Sciences. Les collégiennes ont d’abord assisté à une présentation de sensibilisation sur la faible présence de filles/femmes en Sciences puis à une présentation du laboratoire et des parcours d’Adeline et Damien. Elles ont ensuite participé à différents ateliers sur « les batteries », « les polymères et le recyclage » et « la préparation d’échantillons métalliques ». L’après-midi, elles ont pu découvrir l’Xpérium.
Les personnes impliquées : Solene, Ana, Damien, Adeline et Sophie
La communauté HyperSpy a reçu le prestigieux “Prix Science Ouverte du Logiciel Libre de Recherche 2025” dans la catégorie “Coup de cœur du jury”.
HyperSpy a été créé à l’origine par Francisco de la Peña (Maître de Conférences à l’UMET) durant son doctorat et est devenu depuis un outil de référence pour l’analyse de données multidimensionnelles en science des matériaux. Cette distinction “Coup de cœur” est particulièrement significative car elle reconnaît l’excellence du logiciel dans les trois piliers du logiciel libre de recherche : la qualité scientifique et technique, le dynamisme de la communauté et la qualité de la documentation.
Le jury a souligné la capacité d’HyperSpy à faciliter l’exploration, l’interprétation et le partage de jeux de données complexes, reconnaissant son rôle essentiel dans la recherche. Développé depuis plus de 18 ans, le projet est devenu un vaste écosystème open source comptant plus de 400 contributeurs issus de plus de 110 institutions à travers le monde.
Le prix, remis le 1er décembre 2025 à Paris lors des Assises nationales des données de la recherche (ANDOR 2025), célèbre la communauté vibrante qui soutient le projet à travers une documentation exhaustive, des écoles de formation, des hackathons et un écosystème d’extensions spécialisées.
Pour plus d’informations :
- Le chercheur de l'UMET impliqué : Francisco de la Peña
- Actualités HyperSpy : Annonce du prix
- Ouvrir la Science : Détails du palmarès
- Annonce dans Github et Liste de tous les contributeurs
Un système aussi intensivement étudié que le gaz de Lennard-Jones peut-il encore révéler des phénomènes intrigants ? En collaboration avec le Laboratoire de Physique de la Matière Condensée, nous avons utilisé la dynamique moléculaire (MD) et des méthodes d'échantillonnage d'événements rares pour étudier la nucléation d’une goutte liquide à partir de la phase vapeur. Contrairement aux prédictions de la théorie classique de la nucléation, nos résultats démontrent que les amas critiques se forment à une densité significativement différente de celle du liquide à l'équilibre macroscopique. Nous expliquons ces résultats numériques à l'aide d'une théorie de la nucléation à deux variables, à la fois accessible et particulièrement efficace.
Pour plus de détails :
- Les personnels participant à l’étude : Julien Lam
- L'article en question : “Non-classical nucleation pathways in liquid condensation revealed by simulation and theory”
Y. Wu, T. Philippe, A. Graini, J. Lam
Phys. Rev. Lett. 136, 017101 (2026)
Le master européen BIOPHAM (BIO & PHArmaceutical Materials Science), mis en place depuis 2020 et ayant déjà recruté quatre cohortes (86 étudiants de 33 pays), a été renouvelé pour cinq années supplémentaires avec quatre nouvelles cohortes.
BIOPHAM est un programme de deux ans (120 ECTS), entièrement enseigné en anglais. Il vise à répondre à la demande internationale de diplômés hautement qualifiés disposant d’une solide formation théorique et appliquée en science des matériaux et en physique des matériaux, avec un accent particulier sur leurs applications dans les domaines pharmaceutique et biopharmaceutique. Le programme est conjointement organisé par l’Université de Lille (France), l’Université de Pise (Italie), l’Université de Silésie à Katowice (Pologne) et l’Université polytechnique de Catalogne à Barcelone (Espagne).
Les étudiants de BIOPHAM bénéficient d’une collaboration avec un vaste réseau de partenaires industriels et académiques. Celui-ci comprend 21 entreprises pharmaceutiques (allant de grandes multinationales à des petites et moyennes entreprises), un cluster/incubateur international dans le domaine de la santé, ainsi que quatre grandes infrastructures de recherche, telles que des sources synchrotron et neutroniques. Le programme est également renforcé par des partenariats avec 11 universités prestigieuses en Europe et au-delà.
Plus d’informations :
- le chercheur impliqué coordinateur principal du projet: F. Affouard
- l'équipe : Matériaux Moléculaires et Thérapeutiques
- le site : ici
Un travail impliquant un chercheur de l’UMET a fait la couverture du numéro de décembre 2025 de la revue Applied Physics Letters. Cet article, écrit en collaboration avec des groupes de l’Université de Stanford, des laboratoires SLAC en Californie, de Sorbonne Université, et de l’Université de Chicago, décrit le comportement d’un alliage de fer et de nickel soumis à des cycles répétés de compressions à différentes vitesses, entre 0,1 et 800 GPa par seconde.
Le composé se transforme d’une structure cubique centrée vers une structure hexagonale compacte entre 12 et 16 GPa. Cette transition est réversible, mais avec un effet d’hystérésis important. Dans les expériences présentées dans la publication, la transition entre ces deux structures est franchie de manière répétée, et à plusieurs vitesses de compression sur un même échantillon. Les chercheurs analysent les orientations de grains produites et font le lien entre les défauts induits par les cycles de transformation et/ou la vitesse de déformation, la pression de transition, et les microstructures produites.
Ce travail entre dans un cadre d’étude plus large, pour comprendre les effets de chargements dynamiques sur les mécanismes de transformation et de déformation dans les alliages métalliques, avec des implications pour comprendre la formation des intérieurs planétaires et le comportement de métaux soumis à des sollicitations mécaniques à grandes vitesses.
Plus de détails :
- La publication concernée : Y. Zhang, S. Merkel, A. Celeste, S. Pandolfi, M. Ricks, S. Chariton, V. B. Prakapenka, A. E. Gleason, W. L. Mao, Effect of pressure cycling and compression rate on the bcc-hcp transition in an FeNi alloy, Appl. Phys. Lett., 127, 261901 (2025) [doi: 10.1063/5.0300182]
- Le projet ERC HotCores auquel contribue ce travail ;
- Le communiqué de la revue Applied Physics Letters.
